vendredi, décembre 07, 2007

Surfer la vague!

SO SORRY - FEIST

I'm sorry, two words
I always think after you're gone
When I realize I was acting all wrong
So selfish, two words that could describe
Old actions of mine when patience is in short supply

We don't need to say goodbye
We don't need to fight and cry
Oh we, we could hold each other tight
Tonight

We're so helpless
We're slaves to our own forces
We're afraid of our emotions
No one, knows where the shore is
We're divided by the ocean
And the only thing I know is
The answer it isn't for us
No the answer isn't for us

I'm sorry, two words
I always think after, oh after you're gone
When I realize I was acting all wrong

We don't need to say goodbye
We don't need to fight and cry
No we, we could, we could hold each other tight
Tonight...
Tonight...
Tonight...
Tonight...


TELLEMENT DESOLE'

Je suis desolé, deux mots
auxquelles je pense toujours, après que tu es parti
Quand je comprends, que j'ai mal agi.
Tellement egoiste, deux mots qui peuvent décrire
mes actions passées, quand je manquais de ma patience

Nous n'avons pas besoin de nous dire aurevoir
Nous n'avons pas besoin de nous disputer et de crier
Oh nous, nous pourrions nous serrer fort l'un contre l'autre
cette nuit
...

Nous sommes tellement desarmés
Tellement esclave de nos forces
Nous avons tellement peur de nos emotions
Nul sait où se trouve le rivage
Nous sommes separés par un ocean
Et la seule chose que je sais
C'est que nous n'avons pas la reponse
Non, nous n'avons pas la reponse

Je suis desolé, deux mots
auxquelles je pense toujours, après que tu es parti
Quand je comprends, que j'ai mal agi

Nous n'avons pas besoin de nous dire aurevoir
Nous n'avons pas besoin de nous disputer et de crier
Oh nous, nous pouvons nous serrer fort l'un contre l'autre
cette nuit...
cette nuit...
cette nuit...
cette nuit...



Pour un très cher ami, un peu perdu!
Je lui souhaite de retrouver le rivage
Je lui souhaite de retrouver la ligne,
cette ligne blanche que jadis on a déjà suivie ensemble...
ou une autre ligne qui puisse mieux le conduire au bonheur.
Mes bras restent prêtes à te serrer fort
cette nuit...
ou une prochaine...
Sois serein et ne laisse pas la peur envahir ton coeur!
N'aie pas peur des sentiments!
De tiens comme de ceux des autres.
Bon courage mon ami et merci du bonheur partagé jusqu'ici.

jeudi, août 16, 2007

Vocatus sum!







I've seen the light!

jeudi, juillet 05, 2007

Le smanie per la villeggiatura 2.



"
122.



L'idée de voyager me donne la nausée.

J'ai déjà vu tout ce que je n'avais jamais vu.

J'ai déjà vu tout ce que je n'ai pas vu encore.

L'ennui du constamment nouveau, l'ennui de découvrir, sous la différence fallacieuse des choses et des idées, la permanente idéntité de tout, la similitude absolue de la mosquée, du temple et de l'église, l'identité entre la cabane et le palais, le même corps structurel dans le rôle d'un roi habillé ou d'un sauvage allant tout nu, l'éternelle concordance de la vie avec elle-même, la stagnation de tout ce que je vis.


Les paysages sont des repétitions. Au cours d'un simple voyage en train, je suis partagé, de façon vaine et angoissante, entre mon désintérêt pour le paysage et mon désintérêt pour le livre qui me distrairait, si j'étais différent. J'ai une vague nausée de la vie, et tout mouvement l'accentue encore.

L'ennui ne disparaît que dans les paysages qui n'existent pas, dans les livres que je ne lirai jamais. La vie est pour moi une somnolence qui ne parvient pas jusqu'à mon cerveau. Je le garde libre, au contraire, pour pouvoir y être triste.

Ah, qu'ils voyagnt donc, ceux qui n'existent pas! Pour ceux qui ne sont rien, comme les fleuves, c'est le flux qui doit être la vie. Mais tous ceux qui pensent et qui sentent, tous ceux qui sont vigilants, ceux-là, l'horrible hystérie des trains, des voitures et des bateaux ne les laisse ni dormir, ni être éveillés."


Fernando Pessoa, Le livre de l'intranquillité.


Le smanie per la villeggiatura 1.


"L'acte de voyager contribue à apporter une sensation de bien-être physique et mental, alors que la monotonie d'une sédentarité prolongée ou d'un travail régulier engendre la fatigue et une sensation d'inadaptation personnelle. Les bébés pleurent souvent pour la seule raison qu'ils ne supportent pas de rester immobiles. Il est rare d'entendre un enfant pleurer dans une caravane de nomades. (...)

"Notre nature, écrivait Pascal, est dans le mouvement. La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement".

Divertissement. Distraction. Fantaisie.
Changement de mode, de nourriture, d'amour, de paysage.
Sans changement notre cerveau et notre corps s'étiolent. L'homme qui reste tranquillement assis dans une pièce aux volets clos sombrera vraisemblablement dans la folie, en proie à des hallucinations et à l'introspections. (...)
Un cadre de vie monotone, des activités regulières et annuyeuses entraînent des types de comportement produisant fatigue, désordres nerveux, apathie, dégoût de soi-même et réactions violentes."

Bruce Chatwin




mardi, juin 19, 2007

......and you're left like a Zombi!


Love is a stranger
In an open car
To tempt you in
And drive you far away

And I want you
And I want you
And I want you so
It’s an obsession

Love is a danger
Of a different kind
To take you away
And leave you far behind

And love love love
Is a dangerous drug
You have to receive it
And you still can’t
Get enough of the stuff

It’s savage and it’s cruel
And it shines like destruction
Comes in like the flood
And it seems like religion

It’s noble and it’s brutal
It distorts and deranges
And it wrenches you up
And you’re left like a zombie

And I want you
And I want you
And I want you so
Its an obsession

It’s guilt edged
Glamorous and sleek by design
You know it’s jealous by nature
False and unkind

It’s hard and restrained
And it’s totally cool
It touches and it teases
As you stumble in the debris

And I want you
And I want you
And I want you so
It’s an obsession
(Eurythmics - Love is a stranger)
Ah! Quelle force garde encore cette chanson!
La force des chansons d'amour, evidemment!
Et de la passion.
It’s noble and it’s brutal It distorts and deranges
Une devastation cet amour.
Une charmante obsession ce désir.
Un risque à chaque fois.
Un plaisir en proportion.

lundi, juin 11, 2007

Underwater!


ADA (voice over)


What a death!
What a chance!
What a surprise!
My will has chosen life?
Still it has had me spooked and many other besides!


THERE IS A SILENCE WHERE HATH BEEN NO SOUND


THERE IS A SILENCE WHERE NO SOUND MAY BE


IN THE COLD GRAVE, UNDER THE DEEP DEEP SEA.

(Jane Campion, The Piano)



Ne pas être capable de parler
ou plutôt comme c'est le cas dans le film, ne pas vouloir parler.
Une rebellion intérieure.

Quand les mots ne nous correspondent pas
Quand les mots des autres nous imposent une vision qui n'est pas la nôtre
Quand nôtre silence est une implosion de sens, trop dense pour être expliquée
Quand cette richesse intérieure apparaît comme une pauvreté aux yeux du monde

On doit passer par le silence
On doit tomber dans la boue - se salir du péché
On doit subir une castration - perdre le doigt qui seul permet de nous exprimer
Tout ça pour être enfin heureux!

Il faut mourir!
Se jetter dans l'eau,
se laisser couler in the deep deep sea
dans la tombe glacée,
pour que la volonté choisisse la vie!

Il faut arriver au silence qui n'a jamais connu de sons
et qui jamais en connaîtra.

Seul au fond de cet abîme on peut comprendre
quelle chance
quelle suprise

nous offre cette perte qui nous avait effrayés.

On peut enfin choisir la vie.
Choisir de couper les cordes qui nous brident.
Remonter à la surface.
Revenir.
Volver.
Renaître.
Reprendre la parole!





mardi, juin 05, 2007

La beauté du geste

"Les amours qui durent
Font des amants exsangues
Et leurs baisers trop murs
Nous pourrissent la langue

Les amours passagères
ont des futiles fièvres
Et leurs baisers trop verts
Nous écorchent les lèvres

Les amours passagères
font de futiles efforts
Leurs caresses éphémères
nous fatiguent le corps


Les amours qui durent
Font les amants moins beaux
Leurs caresses à l’usure
Ont raison de nos peaux"


(Alex Beaupin - As-tu déjà aimé - dans le film Les chansons d'amour)


Sortirons nous jamais de cette dualité?
Serons nous capables de garder à la fois
la maturité et la beauté du geste?
N'avons nous pas grandi?
J'ai aimé ce film, ce travail sur le deuil et l'emancipation
Oui, nous avons grandi, la fracture est recomposée
On nous a trouvé un remède pour mûrir et ne pas pourrir:
la légèreté!
Moi, je continue à croquer les pommes!